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L’écologie interne au service du bien-être

Il est de nos jours naturel de prendre soin de notre planète, et de s’assurer au mieux de son équilibre écologique vertueux. Toutefois, nous ne prenons pas toujours conscience du fait que nous aussi, physiologiquement et psychologiquement, nous répondons à un besoin d’équilibre de notre système. Lorsqu’un élément se déséquilibre, c’est tout notre système qui s’adapte pour compenser… Si cela permet la survie du système, cela peut également faire naître des « problèmes »… Prendre soin de notre écologie interne passe par l’implication du problème dans le fonctionnement général de l’organisme, et cela en vue de le solutionner!

Qu’est-ce que l’écologie ?

L’écologie, on en entend parler au quotidien dans le domaine de la préservation de notre planète. L’écologie signifie prendre soin, protéger la nature afin de préserver le meilleur équilibre entre l’homme et son environnement.

Lorsqu’un élément du système n’est pas équilibré (qu’il prend trop de place ou bien pas assez), le reste va également se déséquilibrer pour compenser. On peut d’ailleurs voir ce phénomène se produire dans de nombreux domaines. Par exemple, dans notre structure osseuse. Ces désordres s’entretiennent afin que le système global survive. En tout état de cause, il tente de mettre en place un nouvel équilibre. Ce nouvel « équilibre » n’est pas toujours vertueux sur le long terme, voire même nocif.

C’est alors qu’un ou plusieurs troubles apparaissent. Cela peut prendre la forme de douleurs, de mal-être, ou de destruction de l’environnement. Il sera de ce fait nécessaire qu’une action spécifique soit menée pour retrouver un équilibre bénéfique pour l’ensemble du système.

S’il est donc naturel de prendre soin de l’écologie de notre planète, il en est de même pour notre écologie interne. En effet, comme nous l’avons vu, si l’écologie de notre planète peut être déséquilibrée et créer des désordres qui s’entretiennent, il en est de même en nous à tous les niveaux.

Qu’est-ce que notre écologie interne ?

Ainsi, lorsque nous sommes confrontés à un problème, un traumatisme ou une difficulté, une partie de nous va modifier son comportement, sa réaction, en vue de « survivre » à la situation. Par exemple, une personne agressée par son compagnon ou sa compagne, va « intégrer » qu’on ne peut pas faire confiance, même aux personnes que l’on aime et qui nous aiment.

Ainsi, une fois l’évènement traité ou terminé (dans notre exemple, ce peut être la rupture avec cette personne), il est possible de reprendre le fonctionnement habituel, convenable, ou pas. Si l’on poursuit notre exemple, soit cette personne pourra à nouveau faire confiance à un nouveau partenaire, en ayant intégré que ce qui est arrivé ne se reproduira pas forcément, soit elle restera constamment sur la défensive, le repli, l’angoisse. Dans ce cas, le trouble peut s’installer et réactiver les mécanismes de protection au moindre stimulus. Bien entendu, si ces mécanismes sont tout à fait compréhensibles, ils peuvent devenir envahissants et déclencher des comportements, sensations, pensées, totalement inadaptés, douloureux et incontrôlables.

Pourquoi parle-t-on d’écologie d’un problème ?

Comment un problème peut-il être considéré comme écologique ? C’est-à-dire, qu’il y ait un intérêt à fonctionner de manière dysfonctionnelle.

Cela semble complètement fou, insensé, voire offensant d’estimer qu’une personne qui souffre puisse avoir une bonne raison d’éprouver sa souffrance !!

Je vous propose aujourd’hui de vous donner quelques pistes d’explication…

Il s’agit bien ici de rechercher la racine du problème. C’est-à-dire la raison d’être du symptôme pour la personne qui l’éprouve. Une fois le danger écarté, la situation problème n’existe plus, mais, dans certains cas, nous ne parvenons pas à retrouver un état de fonctionnement « normal », adéquat et adapté.

En effet, il arrive que nous ne soyons pas en mesure de « digérer » ce qu’il s’est passé. Nous avons tellement « bien » intégré ce fonctionnement spécifique, qu’il nous est difficile d’en changer.

C’est à ce moment-là que notre façon d’agir devient inadaptée, problématique.

Concrètement s’interroger sur l’écologie de son problème revient à se poser la question de savoir quel avantage nous avons à le conserver et quel pourrait être l’inconvénient à le résoudre.

Bien que ces questions semblent absurdes, elles sont cruciales à notre processus de changement. En effet, les négliger pourrait nous empêcher d’évoluer.

Ainsi, en répondant à cette question, et en travaillant à la prise en compte des réponses, il nous sera alors possible de travailler à la résolution de notre problème. Et enfin, de retrouver notre manière de fonctionner écologique et alignée.

Néanmoins, il n’est pas toujours évident de répondre à cette question. Bien entendu, l’alliance avec le thérapeute jouera ici encore un rôle éminemment important dans la résolution de ce point majeur de l’accompagnement (cf. article « faire appel à un thérapeute »). Car en effet, si nous passons outre cette étape, il est fort probable que d’autres compensations par d’autres symptômes se mettent en place. Parce que le problème ne sera pas réglé (cf. article « ma souffrance: symptôme ou problème »).

Pour quels bénéfices ?

Dans un premier temps, un sentiment d’apaisement va être ressenti. En effet, comprendre comment et pourquoi nous avons eu besoin de ce « symptôme » dérangeant et douloureux nous ramène à notre propre cohérence.

Néanmoins, si cela peut apaiser, le problème n’est pas pour autant réglé.

En revanche, cette étape permet véritablement que le travail thérapeutique, les interventions, puissent être efficaces. Cette efficacité sera bien permise par le fait que le système ne sera pas en résistance sur le changement.

Vous êtes alors déjà dans le processus de changement, votre vrai vous est déjà là!

Ecologie d'un problème - Stéphanie GUERIN Thérapeute Monteux

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